
À la fin du long concert, toutes les phrases glanées auprès des 8000 fans tournaient autour d'un seul adjectif : « spectaculaire ».
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Et voilà à quoi ressemblait le spectacle d'hier soir, où Baglioni n'a pas seulement porté sur scène ses chansons, désormais « nôtres », de toute une vie, mais un véritable spectacle qui nous a offert une énergie et un enthousiasme qui ont plu même à ceux qui n'aiment pas ce genre musical. Des chorégraphies modernes, d'un impact visuel extraordinaire, accompagnaient une liste de titres qui, de « Questo piccolo grande amore », « E tu », « Strada facendo », « Mille giorni di te e di me » jusqu'à « Con voi », a fait chanter tout le Hallenstadion pendant deux heures de concert, où la standing ovation des fans était une succession ininterrompue d'applaudissements et de chœurs. Mais aussi avec quelques briquets anachroniques, en souvenir d'autres temps. Claudio Baglioni s'est montré vital, élégant, captivant, un professionnel qui a donné voix à la meilleure discographie italienne et s'est révélé l'idole que tant de gens acclamaient. Foncièrement bon, vraiment bon pour nous faire revivre un morceau d'histoire : « Bienvenue à la maison » a été son salut, et plus que jamais nous nous sommes tous sentis un peu dans cette Italie qui sait donner le meilleur d'elle-même avec des artistes de ce niveau. Chapeau !
Photo : Manuela Sarcinelli
Lire l'interview de Gloria Bressan