
La production de Zucchero plonge ses racines dans le son afro-américain libre et sauvage, tout comme un chat qui, bien que noir, est au contraire synonyme de bon augure dans la culture américaine. Lors de la rencontre avec la presse à Zurich, il a confirmé : « Je voulais un album avec une base de soul et de blues, qui puisse naître non pas tant des attentes du public que de l’envie de libérer la musique restée prisonnière en moi après les derniers albums. Je me suis entouré de musiciens, à Nashville, maîtres dans l’usage analogique des instruments, pour créer ce son organique que j’avais en moi. Aucun synthétiseur ni boîte à rythmes n’a été utilisé et il ne sera pas simple désormais de trouver des instrumentistes à la hauteur pour la tournée mondiale. »
Le moteur de ce nouvel album est la chanson « Partigiano Reggiano » ; la vidéo met en regard des images au goût d’Old Western et un titre qui évoque en revanche l’Emilia, comme un hommage à deux territoires qui lui sont chers : « Il y a beaucoup de similitudes », confirme Zucchero, « entre cette partie de l’Emilia baignée par le Pô et le Mississippi ; non seulement pour le partage de certaines échappées de paysages fluviaux et de traditions gastronomiques, mais surtout pour cette manière de vivre si sanguine et passionnée, entre le sacré et le profane, qui caractérise les bourgs de province où j’ai grandi. »

Sur cet album, les collaborations tiennent un rôle important. En premier lieu avec le producteur des Rolling Stones et de Bob Dylan, qui a soutenu notre chanteur émilien en l’orientant vers l’usage de différents instruments et types de guitares, comme dans le style musical traditionnel américain. « Sur ce recueil », raconte l’artiste, « on a utilisé des instruments comme la lap steel ou le dobro, inhabituels en Italie mais qui ont donné, grâce aussi aux excellents musiciens, un son vraiment unique dont je suis fier. »
Sur Black Cat figure aussi la signature de Bono dans la chanson « Streets of Surrender » accompagné par l’extraordinaire guitare de Mark Knopfler, dans un texte dédié à l’attentat de Paris. Zucchero n’en est pas à ses premières collaborations internationales et il nous confie : « J’ai traversé une période extraordinairement créative pendant la tournée avec Clapton, mais le tournant décisif a été Pavarotti & Friends, qui a réuni des noms comme Bono ou Elton John dans un crossover unissant pour la première fois la musique lyrique et la musique populaire. Inoubliable la synergie avec Sting et Brian May, avec qui j’ai partagé l’événement dédié à Nelson Mandela au Cap. »
De la fascination, au début de sa carrière, pour la voix puissante de Joe Cocker, Zucchero Fornaciari a fait beaucoup de chemin, devenant l’un des rares représentants internationaux de la musique italienne. Dans ce cas, le chat noir lui a vraiment porté chance !
Tournée « Black Cat » de Zucchero en Suisse
lundi 31 octobre 2016 Hallenstadion, Zurich
mardi 1er novembre 2016 Hallenstadion, Zurich
mercredi 2 novembre 2016 Arena, Genève
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